Vendredi 5 septembre 2008
Pour "illustrer" 'l'argomuche" dont je parle dans mon article précédent sur Paris, je vous livre ici, la préface du livre de Fernand Trignol, ça vaut le détour :)
Tu m'demandes, mon vieux Fernand, que j'te préface tes mémoires; évidemment, c'est un turbin que j'ai jamais fait pour personne, mais à toi, j'peux pas te refuser ça. Qu'est-ce que tu veux que
j'bonnisse sur toi?
Que t'as toujours été mon régisseur de frime dans tous les films que j'ai tournés, surtout les durs : La Bandera, ¨Pépé le Moko, Paris-Béguin, Bas-Fonds, La Grande Illusion, La Belle Equipe, Coeur
de Lilas et aujourd'hui Martin Roumagnac? Personne comme toi n'a assisté aussi souvent à ma mort et n'a été le témoins de mes crimes.
Et puis que j'ai jamais vu un nière comme toi pour jaspiner l'jar et pour raconter des histoires savoureuses et marrantes et qui sont pas du bidon, car tu les as vécues depuis trente-cinq piges que
tu traînes sur le pavé parisien?
Eh bien, c'est fait, mais l'jour où tu seras d'l'Académie, j'espère que tu feras pas l'bêcheur et qu'tu balanceras pas les potes.
Jean Gabin.
Par Lyne de Montmartre
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Publié dans : divers
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